3 façons de défendre les animaux pendant la campagne électorale fédérale 2019

Cette dernière année, le Canada s’est muni de plusieurs nouvelles lois en faveur du bien-être et des droits des animaux!

Le projet de loi C-84 permit de moderniser la définition du terme bestialité dans le code criminel et d’élargir la portée des infractions liées aux combats d’animaux.

Le projet de loi C-68 a modifié la Loi sur les pêches et il est désormais interdit d’importer ou d’exporter des ailerons de requins au Canada.

Le projet de loi S-203 a servi à modifier le code criminel afin d’interdire la garde en captivité des baleines et des dauphins au Canada.

Nous sommes également passés très près de voir interdire la vente des produits cosmétiques testés sur les animaux. Le projet de loi S-214 a fait tout le processus législatif jusqu’à la Chambre des communes, mais n’a pas eu la chance d’être adopté avant que la Chambre soit en relâche pour l’été. C’est donc un retour à la case départ, suite aux élections de cet automne.

Comment pouvons-nous défendre la cause animale pendant la campagne électorale?

1. Demander aux candidats.tes de notre région : Quelles sont les mesures proposées par leur parti pour assurer la protection des animaux au pays? Autant les animaux domestiques que les animaux sauvages et les animaux destinés à la consommation.

Quelques suggestions de questions à leur poser :

  • S’ils ou elles sont élu.e.s, s’engagent-ils ou elles à remettre sur la table le projet de loi S-214, qui vise à interdire la vente de cosmétiques sur les animaux?
  • Est-ce que leur parti s’engagerait à encourager les canadiennes et canadiens à réduire leur consommation de viande (comme le suggère le nouveau guide alimentaire canadien), autant pour des raisons environnementales que pour les animaux?
  • Est-ce que leur parti prévoit des mesures pour revoir les conditions de transport des animaux destinés à la consommation, afin de réduire significativement la souffrance et l’anxiété des animaux.
  • Quelle est la vision de leur parti au sujet de l’utilisation des animaux pour le divertissement (calèches, zoo, rodéos, etc.)?
  • Est-ce que leur parti s’engagerait à apporter un soutien financier aux refuges et aux sanctuaires pour animaux canadiens?

2. Inviter les candidats.es de notre région à constater la réalité sur le terrain, en visitant le refuge animalier de notre région.

3. Demeurer informés.es et voter! Les organismes Humane Canada et Animal Justice sont d’excellentes ressources pour s’informer sur ces enjeux. Humane Canada a d’ailleurs préparé une plateforme électorale très éclairante sur ce qui peut être fait pour améliorer le sort des animaux au pays. Aussi, Animal Justice partagera bientôt des noms de candidats et candidates animal-friendly. C’est à suivre! De mon côté, je sais déjà que Elizabeth May, du Parti Vert, ainsi que Nathaniel Erskine-Smith, du Parti Libéral, sont de grands allié.e.s de la cause animale.

Finalement, bien que nous avons parfois l’impression qu’aucun parti ne représente totalement nos valeurs ou nos intérêts, j’estime qu’il est important de voter. De voter avec sa tête et son cœur.

Je crois que c’est en travaillant tous ensemble, le gouvernement et les citoyennes et citoyens, qu’on peut faire avancer et changer les choses.