Les méthodes de substitution à l’expérimentation animale

Chaque année, à travers le monde, environ 115 millions d’animaux sont utilisés dans le cadre d’expérimentations pour la recherche et l’étude de maladies, pour des tests pharmaceutiques, cosmétiques, toxicologiques et alimentaires ainsi que pour l’enseignement et la formation.

Au Canada, plus de 4 millions d’animaux sont utilisés chaque année à des fins scientifiques. 

Ces tests sur les animaux continuent à être la référence dans le domaine de la recherche, même si 95% des médicaments qui se sont révélés efficaces chez les animaux, échouent dans les essais cliniques sur les humains. Des résultats similaires sont observés pour l’évaluation de la sécurité des produits chimiques; les anciennes méthodes basées sur les animaux ne sont pas suffisamment fiables pour prédire avec précision les effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement.

Afin de bien comprendre les enjeux liés à l’utilisation des animaux en science, je vous invite à visionner cette conférence TED par Dr. Charu Chandrasekera, directrice exécutive du tout premier Centre de recherche sur les méthodes de substitution à l’expérimentation animale au Canada (CCAAM / CaCVAM).

Heureusement, grâce aux innovations scientifiques, les tests sur les animaux sont peu à peu remplacés par de nouvelles méthodes expérimentales plus éthiques, lesquelles se révèlent plus efficaces, plus rapides et moins dispendieuses. En voici quelques exemples.

Les méthodes alternatives à l’expérimentation animale

  • Les tests en laboratoire (in vitro)
    – Les tissus reconstitués (EpiDerm, Episkin, SkinEthic, etc.)
    – La culture cellulaire et les organes sur puce
  • Les tests avec des modèles sur ordinateur (in silico)
    Ces modèles sophistiqués simulent la biologie humaine et la progression des maladies. Ils peuvent prédire avec précision la manière dont les nouveaux médicaments réagiront chez l’humain.
  • Les simulateurs de patient humain et modèles réalistes d’animaux
    Plusieurs de ces simulateurs, qui respirent, saignent et peuvent convulser et même « mourir », sont déjà utilisés dans les écoles de médecine au Canada.
  • Les études avec des humains volontaires
    La méthode micro-dosage
    Études d’une maladie sur des cas réels, dans leur environnement. 

Vers la fin des tests sur les animaux? 

Certes, ces avancées donnent espoir à un changement de paradigme, mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour enrayer l’expérimentation animale.

On note toutefois une plus grande ouverture dans certains domaines, comme celui des tests cosmétiques. En effet, on reconnait davantage qu’il ne soit pas nécessaire d’effectuer des tests sur les animaux pour de nouveaux cosmétiques, alors que plus de 20 000 ingrédients ont déjà été prouvés sans danger.

D’ailleurs, à ce jour, près de 40 pays ont pris action pour lutter contre les tests cosmétiques sur les animaux, soit en implantant des lois interdisant l’expérimentation animale pour les cosmétiques ou des lois interdisant la vente de produits ayant été nouvellement testés sur les animaux. On souhaite que 2020 soit l’année où le Canada en fasse de même!

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